Quand des événements malheureux surviennent, je comprends tout à fait que les gens soient tristes et deviennent mélancoliques. Or, quand aucun chagrin ne s'abat sur nous et que l'on tombe néanmoins en état neurasthénique, on se demande bien le pourquoi et le comment.
Comment pouvoir vaincre des forces obscures qui s'abattent de manière vengeresse et invisible sans, d'une part, nous avertir et, d'autre part, nous fournir un moindre indice de la fin de cette austérité. À ceux qui connaissent mon email, vous remarquerez que je navigue constamment entre l' euphorie et la nostalgie . Je suis une nostalgique des joies d'enfants, où tout semblait si sympathique, où tout semblait moins taché de brumaille, de désespérance et de lassitude. À présent, bien malgré moi (accusons mes tendances dysthymiques), le bonheur le plus aigu et sucré devient une mocheté qui crochète toutes les serrures vers l'épanouissement.
(
continua...)